top of page
  • TikTok
  • Facebook

Quand l’IA se mêlent à l’œuvre musicale

Photo du rédacteur: Hermann Biawou
Hermann Biawou
14 nov. 2025
3 min de lecture

La montée en puissance et l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la production des œuvres culturelles a apporté sa pierre à l'édifice des œuvres contemporaines.

Cependant, avec ces nouveaux supports IA qui ne cessent d'apparaître et de simplifier le mode de travail, les besoins et les services, ceux-ci contribuent à la nuisance des œuvres humaines, notamment dans la musique plus qu'ailleurs.


La naissance de différents outils, comme Suno, Boomy, Soundraw, Aiva, Soundful ou encore Amper et LANDR, ont généré des morceaux qui ont comptabilisé des millions d'écoutes sur les différentes plateformes de streaming. L'un de ces outils a été à la base de la création du groupe IA The Velvet Sundown, qui a fortement éclos grâce à ses morceaux, qui comptabilisent plus d'un demi -million d'écoutes sur Spotify. Ou encore de la fameuse collaboration jamais réalisée sur le titre “Heart on my sleeve” entre les rappeurs américains Drake et The Weeknd, qui à son tour a comptabilisé en un week-end un million d'écoutes sur les plateformes de streaming.


Des cas qui ont démontré que l'usage de supports générateurs de l'IA a fortement triplé la prolifération de fausses musiques sur les plateformes d'écoutes ces dernières années.

Face à ce fléau, se pose ainsi la question de savoir quels sont les outils capables de générer rapidement des projets musicaux.


L'Outil le Plus Utilisé


En général, selon le média IA Magique, les générateurs de musique

par IA ont produit au moins près de 170 millions de morceaux, doublant potentiellement le nombre total de morceaux dans le monde. Cette prolifération massive a été générée par les plateformes les plus utilisées comme Amper Music, AIVA, LANDR, Boomy et Mubert.


Selon la description de l'application, Amper Music compte 100 000 morceaux générés, soit un pourcentage de 0,58 %. Spécialisé dans la création musicale des films et jeux vidéo, AIVA affiche 10 millions de morceaux générés, soit 5,88 % sur la somme générale.


Les morceaux les plus générés se partagent entre l'outil LANDR qui comptabilise 12 millions de morceaux, ce qui équivaut à 7,06 %, une marge légèrement inférieure à l'outil Boomy qui a généré 17 millions de morceaux, soit 10 %.

Le plus gros chiffre revient à la plateforme Mubert, conçue pour produire le plus rapidement possible de la musique sur une base de textes, et qui comptabilise 100 millions de morceaux générés, ce qui équivaut à 58,82 %.


Leurs différents projets qui ont submergé les plateformes d'écoutes, ont constitué un souci majeur aux droits d'auteurs et enfreint les règles des géants de la distribution musicale.


En juin dernier, la plateforme suédoise Spotify a annoncé avoir supprimé sur les douze derniers mois 75 millions de musiques générées non conformes aux respects des textes et des droits d'auteurs. Dans le même élan, en France, Deezer a, via son directeur, Alexis Lanternier, déclaré avoir

supprimé 20 000 musiques par mois, soit 18 % des 150 000 projets versés chaque jour.

Une flambée qui est désormais interdite, mais prometteuse pour l'industrie musicale.


Des Prévisions Économiques Élevées


La productivité rapide de ces outils, bien qu'elle ait eu un impact négatif pour l'art humain, notamment sur les droits d'auteurs et la qualité professionnelle, demeure prometteuse pour l'industrie musicale et ses protégés. Selon une étude réalisée en 2024 par Geomedia pour le compte des sociétés d'auteurs allemande et française GEMA et SACEM, le marché des applications musicales d’intelligence artificielle

générative a représenté un chiffre d’affaires de 480 millions de dollars, soit une croissance de 60 % par rapport à 2023 (où il était de 300 millions de dollars soit 8%). Cela correspond à 0,48 milliard de dollars en 2024.


Ledit marché promet une croissance moyenne annuelle de 60 %, soit un chiffre d'affaires de 3,1 milliards de dollars en 2028, contre 300 millions de dollars en 2023. Une révolution économique qui a tablé sur des refontes pour le bien de l'industrie.


La plateforme Spotify a déclaré que l'utilisation de l'IA dans la production des œuvres devrait être mentionnée par l'artiste. Aussi, le géant a annoncé investir dans un système de filtre anti-spam afin de protéger les revenus des créateurs.


Les outils de l'intelligence artificielle génératrice de musique sont peut-être des sources corruptibles des œuvres d'art, mais elle demeure un important moyen de perfectionnement de l'art humain et un levier dans l'essor du développement musical.


Hermann Biawou




 
 
 

Commentaires


Contactez-nous

78800 Paris-Houilles

​

0759349870

  • TikTok
  • Facebook

Merci pour votre envoi !

Relax média.fr

bottom of page