L’Argentine est-elle vraiment raciste ?
Depuis la Coupe du monde 2018 jusqu'à la récente édition de 2026, la sélection d’Argentine est traitée par les supporters d’Europe d’être raciste, en raison des chants et comportements racistes entonnés par les joueurs argentins et son douzième homme.

Des vidéos sur les réseaux, des analyses et témoignages s'entrechoquent autour de cette affirmation, mais un fait depuis quelques jours fait la différence.
La révélation de Ramos “Kiki”, un jeune talent de teint noir sélectionné pour représenter la catégorie U17 de la sélection d’Argentine.
Évoluant en division inférieure avec le club de Velez Sarsfield, le jeune garçon a été informé de sa sélection par son préparateur physique, alors qu'il suivait un cours de mathématiques virtuelles, a-t-il déclaré dans une interview avec Diario Olé, un journal argentin.
Le choix porté sur son profil vient bouleverser la théorie qui prétend que le pays du soleil est un pays raciste. Est-ce un coup de communication de la part de l'Argentine pour témoigner de son humanité afin de ne pas assumer les conséquences de l’enquête menée par la FIFA pour racisme ? Ou est-ce une véritable adoption d’un joueur talentueux, comme c'est le cas dans les sélections européennes depuis des années ?
Nouveau mais pas le premier
Avant Ramos “Kiki”, la sélection d’Argentine a bien eu des joueurs talentueux noirs dans son effectif. Alejandro de los Santos (1922-1925) fut le premier joueur dit « noir » à jouer sous les couleurs de l’albicéleste. Attaquant d'origine angolaise 🇦🇴, il a soulevé la Copa América en 1925. Le second, José Ramos Delgado (1958-1965), est d'origine cap-verdienne et évoluait au poste de défenseur. Il est devenu le capitaine emblématique de la sélection et a disputé deux Coupes du Monde. Le troisième joueur est Héctor Baley (1978-1982). Gardien de but légendaire, il était dans le groupe sacré Champion du Monde en 1978.
Ramos “Kiki”
Ramos dit “Kiki”, est né en 2009 en Haïti et a été adopté par des parents argentins. Son surnom "Kiki" lui vient d'une répétition de ce mot, pour des raisons qu'il ignore avant de se faire appeler ainsi par ses parents, dit-il. Son adoption a été un coup de chance pour sa vie. Puisque le jour de son départ de l’orphelinat à ses 9 mois, l'établissement d’accueil a été secoué par un tremblement de terre, a-t-il raconté dans Diario Olé, selon les dires de son père. Le jeune attaquant est un fan de Neymar, même si la star argentine Lionel Messi reste, pour lui, le plus grand joueur de tous les temps.



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