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Boxe anglaise : la mort au bout du poing ?

Photo du rédacteur: Hermann Biawou
Hermann Biawou
20 juin 2025
3 min de lecture

La boxe et les arts martiaux mixtes sont des combats qui gagnent de plus en plus le cœur de nombreux jeunes malgré la violence qu’elles affichent lors des combats. 

Vendredi 11 avril 2025, a marqué un moment tragique dans l’ouest de l’Afrique, au Ghana, avec le décès de Gabriel Oluwasegun, un boxeur nigérian. L’athlète âgé de 31 ans a trépassé lors d’un combat face à, Jon Mbanugu, un ghanéen au sein de la Bukom Boxing Arena à Accra, capitale du pays. Sa mort brusque est survenue, lors d’échanges de coups, qui l’a finalement fait vaciller dans les cordes inanimées avant d’être déclaré mort à l’hôpital. Une nouvelle déchirante pour la boxe africaine et mondiale qui en est le deuxième cas en 2025 et qui suscite des critiques. 


Boxeurs décédés ces cinq dernières années 

La boxe a enregistré des décès d'athlètes, pour la plupart très jeunes.

En 2019, la discipline a enregistrée les décès de Hugo Santillan (23 ans), Maxim Dadashev (28 ans), Patrick Day (27 ans), avant de connaître ceux du combattant brésilien Guilherme "Bomba" Vasconcelos (2024; 38 ans), de Shérif Lawal (mai 2024; 29 ans), le français Paul Bamba (Décembre 2024; 35 ans), Le boxeur lituanien Genadij Krajevskij, jusqu’au plus récent, le nigérian Gabriel Oluwasegun en Afrique et en europe, celui du boxeur irlandais John Cooney, 28 ans. 


Par ailleurs, d'autres facteurs peuvent être à l’origine de la mort, notamment les traumatismes cérébraux, impliquant les hémorragies cérébrales, oedèmes cérébraux ou les contusions cérébrales.


En outre les fatigues et le cumuls de combats, la déshydratation et perte de poids rapide y compris les différences de niveau entre adversaires peuvent en être les raisons. 

En ce XVI siècle, malgré tous les dispositifs techniques employés pour préserver la vie des boxeurs, sur le ring. Ce qui laisse croire qu'une possible réforme des règles serait nécessaire. Les outils de combats en boxe anglaise sont de plus en plus sophistiqués et modelés pour permettre aux combattants de boxer dans d’excellentes conditions, mais cela est aussi à l'origine de leur mal être, exclame Omar Dramé, ex boxeur amateur devenu coach spécialisé en boxe anglaise. “Je crois qu’il y’ a des règles à revoir au niveau des gants de boxe, qui de base est de 12 OZ ou once pour les professionnels (...) cela devrait être augmenté à 14 OZ afin de réduire les chocs importants pouvant créer des traumatisme crâniens et des commotions cérébrales aux boxeurs”, a-t-il expliqué.  A l’en croire, l’aspect médical devrait être un point exigé aux combattants, 


avant et après les combats afin de prévenir des décès. Ainsi, la possibilité de revoir. Ainsi, la possibilité de revoir les bandages durs seraient aussi importants .


Des professionnels entre deux

Chez Donald, Coach de boxe anglaise et ex boxeur professionnel, la perception est différente.

“ Il y’a pas de règle à redéfinir à mon sens dans la boxe anglaise. Par contre il y a des décisions injustes, des erreurs de jugements et d’appréciation humaines, qu'il faut sanctionner pour éviter des drames sur le cours ou après le combat” entonne t-il. Pour sa part, Il serait bien de mettre un système de pénalité pour les arbitres en cas de mauvais jugement sur un cas afin d’inciter les autres arbitres à être beaucoup plus vigilants. Cela serait une bonne règle, a-t-il conclu.

  

L’American Medical Association de 2009, a révélé que le taux de mortalité dans la boxe est de 0,13 soit 13 décès pour 1 000 participants, par an contre 233 à son apogée. Malgré ses avancées la violence cachée derrière ce sport lance toujours des alertes sur des possibles réformes à définir pour préserver l’intégrité des futurs boxeurs.

 
 
 

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